sidebar

Programmation 2009

Get Back Guinozzi
En initiant le MIDI-Festival en 2005, le directeur artistique Frédéric Landini savait qu’il créait aussi le festival idoine pour programmer son groupe, encore balbutiant. En ouverture rêvée de l’édition 2009, c’est donc Get Back Guinozzi!, sa formation fomentée avec Églantine Gouzy, Newfoundland et deux Hifiklub, qui donnera le la, avec sa “pop contrariée”.
Dernière signature française du label anglais FatCat Records, Get Back Guinozzi! fait le grand pont entre les Talking Heads et Rip Rig & Panic, The Feelies et B-52’s, King Sunny Adé et The Slits. Un programme forcément (ar)rosé.
soon.
Get Back Guinozzi on the web
http://www.myspace.com/getbackguinozzi

Dent May & His Magnificent Ukulele
Ce “Magnifique Ukulele” cher à Dent May le rapproche moins de son contemporain Beirut que d’un Evis Presley période « Blue Hawaii ». D’Elvis, Dent May partage les origines, l’Etat du Mississippi, sa chaleur moite, ses Southern Belles, et une voix de crooner qui mérite une attention toute particulière, riche en suaves nuances, nous emmenant de Buddy Holly à Jonathan Richman, et parfois même vers les envolées élégantes d’un Morrissey.

Mais ne vous y trompez pas – si l’album du “softest boy in Mississippi »a été signé chez Paw Tracks et produit par Rusty Santos (qui illumina le Midi Festival en 2006), c’est que Dent May émaille tout son dispositif de failles typiquement indie, menaçant de le rompre à tout moment sur la scène de Midi Festival.

soon
Dent May & His Magnificent Ukulele on the web
http://www.myspace.com/dentmay

Arto Lindsay
Est-il encore besoin de le présenter ? Brésilien né en terres américaines, ce musicien insatiable fut un activiste de la scène no-wave new-yorkaise au sein de DNA, The Lounge Lizards ou encore The Golden Palominos. Depuis les années 90, Arto Lindsay livre irrégulièrement des albums solo à la liberté exemplaire et à l’inventivité désarmante.
Plus bigleux que Caetano Veloso, plus aventureux que Tom Zé et plus respecté que João Gilberto, Arto Lindsay sera la figure tutélaire du MIDI-Festival 2009, qui a pris l’excellente habitude d’accueillir une légende vivante par an (Robin Guthrie ou James Chance les éditions précédentes). Celui dont Bashung disait que “le terme de guitariste est trop étriqué pour lui” passera en exclusivité estivale à la Villa Noailles. Un événement inratable.
soon
Arto Lindsay on the web
http://www.artolindsay.com

Jeffrey Lewis & The Junkyard
“If I was Leonard Cohen or some songwriting master/I’d know how to get oral sex first/Then write the song after” : si la richesse d’un artiste se mesurait en vers, Jeffrey Lewis serait multimilliardaire.
Meilleur ami du Landerneau boisé (Herman Dune, The Wave Pictures, Kimya Dawson ou Stephen Malkmus sont ses copains), plus constant héraut du mouvement anti-folk, l’Américain mitonne depuis dix ans ses talents de conteur à diverses sauces, qu’elles soient musicales (d’une acoustique lo-fi au post-punk bricolo des Television Personalities, en passant par la country fondatrice) ou visuelles (ses comics narrés avec jubilation).
Flanqué de son essentiel frère Jack et de ses Junkyard euphoriques, Jeffrey se mue sur scène en baladin à la verve communicative. Un sacré monsieur, donc, et c’est lui-même qui vous le dit :“Now I found another girl and she’s prettier and younger than you ever were/She could kick your ass if you fuck with her/And she’s good in bed and she calls me sir”.
soon
Jeffrey Lewis & The Junkyard on the web
www.thejeffreylewissite.com

The Little Pictures
Un vieil adage arménien affirme qu’une bonne chanson pop reste bonne quelque soit son instrumentation. Cette dernière pourrait être qualifiée de minimale chez les Néo Zélandais de « Little Pictures » : synthé et boites à rythmes, ou loops hip hop accompagnent cette « DIY pop », littéralement « pop bricolée » – une pop de chambre à coucher où l’on saute sur le lit plus que l’on ne s’y repose.
Les pièces exigües, The Little Pictures les affectionnent autant que les grands espaces : s’étant déjà produits dans un bus, ou en pleine forêt, ils enchanteront le soir du 25 Juillet la pinède de Noailles de leurs exquises petites mélodies.
Soon
The Little Pictures on the web
http://www.myspace.com/lotsoflittlepictures

White Williams
Il chante comme l’un des frères Mael des Sparks. Autrefois, Joe Williams a traîné ses guêtres avec Girl Talk et Dan Deacon, avant de former ce trio signé chez Double Six (la division expérimentale du label Domino). Avec son air de ne pas y toucher, White Williams bouscule les conventions, en mettant des nuages dans sa pop savante.
En faisant preuve d’imagination, ce pourrait être la rencontre contre nature entre les Sparks, Can et Robert Palmer. D’autres évoquent Hot Chip perdu dans l’Ohio et piqué par la mouche tsé-tsé. Faussement dansant et toujours entêtant, l’album Smoke sera retranscrit dans l’enceinte magique de la Villa Noailles, avec des cigales invitées à jouer des maracas.
Soon
White Williams on the web
http://www.myspace.com/whitewilliams

Mahjongg
Qualifier un groupe d’inclassable est toujours un constat d’échec – en ce qui concerne Mahjongg c’est une constatation jubilatoire, tant leur musique est mouvante, riche et impulsive. Multi instrumentalistes sur scène, pour certains diplômés de mathématiques, les éléments de Mahjong vous emmèneront dans un fatras hyper groovy, tribal, une afrobeat à peine blanchie par des sonorités électroniques alambiquées, qui retombent toujours sur leurs pattes,comme un chat cinglé.
Cette indus tropicale aura des effets chamaniques sur le Midi Festival, et fera résonner la Villa Noailles le 25 Juillet au soir –à ne pas manquer.
Soon

Sin Fang Bous
L’Islande est en ruine, et vous savez qui est le coupable ? C’est Sindri Már Sigfússon ! Comment expliquer autrement que par le détroussement en règle de tous les trésors d’un pays entier l’éternel foisonnement sonique qui abreuve Clangour, le premier album solo du leader nordique de Seabear.
Douze chansons et autant de paradis artificiels qui se meuvent à travers les airs au gré d’une production en nuage qui fait valdinguer folk, pop et électronique dans un ciel peuplé de mille fantaisies tintinnabulantes. Comme un Panda Bear organique, des Ruby Suns ultrarythmés, ou un Shugo Tokumaru soûlé par l’oxygène psyché de Parsley Sound. Ou comme l’œuvre d’un brigand aux mélodies d’or qui, à l’air libre, se fera un plaisir de vous rendre complices de quelques-uns des plus ingénieux larcins de l’année.
Soon
Sin Fang Bous on the web
http://www.myspace.com/sinfangbous

Telepathe
Si un type au bras long avait un jour l’idée de noyer Brooklyn sous le déluge, en guise de bande-son, il diffuserait dans sa sono universelle les monuments synthétiques branlés par Telepathe. Histoire de contempler les habitants danser face aux flots, l’air désinvolte et l’allure altière. Alliant la langueur aristocratique des Cocteau Twins à la surpuissance hypnotique de Gang Gang Dance, le premier album des New-Yorkaises Busy Gangnes et Melissa Livaudais exhalent ainsi une tourneboulante impression d’apocalypse permanente, de fin du monde passée à perdre ses dernières forces sur le dancefloor.

Infrabasses déflagrantes, beats en charpie, claviers antiques impériaux (merci le producteur Dave Sitek de TV On The Radio), voix remplies d’air vicié… Les antiennes dantesques du duo poussent dans ses derniers retranchements l’electro pop et plieront ce soir le public de la Villa Noailles à une gymnastique sensorielle unique : le harcèlement du corps autant que la fascination de l’esprit.

Soon
Telepathe on the web
www.myspace.com/telepathe

François Virot
Les commentateurs l’ont souvent qualifié d’ « Animal Collective à lui tout seul », et si le rapprochement se fait, au fil des chansons de François Virot, ce Lyonnais nous emmène vers bien d’autres paysages, d’une beauté stupéfiante. Sa musique est une folk riche, éprouvant la guitare toute entière dans une approche rythmique percussive et tendue – avec Virot on se souvient soudainement que l’instrument est en bois, et que la voix est une corde.Gracieux et solitaire, Virot, évoquant tour à tour un Thom Yorke, un Malkmus, mais aussi un Baden Powell, nous fera communier et vibrer avec ses cordes, au soleil couchant du 26 Juillet.
Soon
François Virot on the web
http://www.myspace.com/francoisvirot

The Wave Pictures
Avant d’être signé en 2008 chez Moshi Moshi Records, ce power trio anglais a longtemps été un « CD-R Band », distribuant leur premiers albums par leur propres moyens ou presque, contribuant à créer autour d’eux un noyau de fans valant toutes les attachées de presse.Leurs chansons ont été qualifiées par les Herman Düne d’«accessibles et réjouissantes». Et ce n’est pas seulement parce que les deux groupes ont une histoire et un patrimoine commun : The Wave Pictures est un groupe de folk claire, hédoniste et généreuse, qui enchantera tous les publics ce Dimanche à la Villa Noailles, sous les yeux d’un autre de leurs amis, Jeffrey Lewis.
Soon.
The Wave Pictures on the web
http://www.myspace.com/thewavepictures

Jeremy Jay
Il fut la révélation de l’année 2008. Natif de Californie, ce grand échalas blond coiffé à la Françoise Sagan s’est imposé, dès son premier album aux réminiscences sixties, comme une figure majeure de la pop moderne. Signé sur K Records, le label mythique de Calvin Johnson, Jeremy Jay a vite enchaîné avec une tournée internationale et un second Lp, Slow Dance (2009), davantage inspiré par le groove minimal de l’école Factory.
Un temps résident parisien, le chanteur a ainsi pu cultiver sa francophilie (Françoise Hardy en tête), tournant même un clip dans les jardins du Luxembourg. Sous le soleil de la French Riviera, le jeune homme fera rayonner son charme baroque. Tous les garçons et les filles de leur âge sont prévenus.
Soon
Jeremy Jay on the web
http://www.myspace.com/jeremyjay

Skeletons
La déglingue sonore sert parfois de bien utile cache-misère à des formations incapables d’accompagner leurs simagrées d’une quelconque inspiration directrice. Bien loin de cette inanité, Skeletons, le projet mené par le Chicagoan d’origine Matt Mehlan, parvient à cercler ses exactions inhabituelles d’une savante aura qui scinde l’esprit.Entre art rock concassé, polyrythmies mondialistes et pop défricheuse jouées avec l’indépendance du free jazz, Skeletons improvise une musique exigeante et passionnante, qui louvoie de manière hypnotique en convoquant autant la bravoure de Devo que la pertinence altière d’Arto Lindsay, ou l’épilepsie mélodique des Dirty Projectors. Une seule condition pour apprécier l’expérience en live et se laisser griser par telle liberté : s’affranchir des codes et des conventions.
Soon

NewFoundLand
Fabrice Giusiano dit “sugar”, qui jouera déjà cette année à la Villa Noailles derrière les claviers de Get Back Guinozzi, vous fera découvrir sur la plage du bikini les pièces de son projet solo New Found Land. Programmation idéale pour s’embrasser sur le sable ou se baigner, ou les deux à la fois : ses morceaux électroniques ludiques et parfois mêmes vidéoludiques semblent architecturés pour l’endroit.
La musique de Newfoundland mèle de cristallines ondulations toutes maritimes à de plus urbaines masses sombres, mélange souvent poétique et reflet sonore des contrastes du Var où vit l’artiste.
Soon
New Found Land on the web
http://www.myspace.com/nwfndlnd

Auteurs : Franck Vergeade, Anna Lester, and Henry Michel.

Presse

Télécharger le dossier de presse [pdf, 10 Mo, "enregistrer cible du lien sous" conseillé]

The place to be

- Allo!!
- et alors ?! le midi concerts, comment ça se passe, on y va comment ?
- écoute rdv au shannon, on passe devant la gare, tu montes la rue.. enfin le bouvelard Pierre Toesca.. au feu tu prends tout droit la rue machin et puis y a encore un feu. Tu vois ?
- heu…
- mais si le feu là après… non? bah clique ici

ariel_pink_bathroom

- et pour le parking???
- ben vaut mieux faire du co-voiturage, ou le vélo..c’est dark le parking

En tout cas c’est le vendredi 29 mai de 20.00 à 23.00

ARIEL PINK’s HAUTED GRAFFITI + SATURNIANS

Midi team